Sénégal: Les traditions Sénégalaises - La Femme

Sénégal: Les traditions Sénégalaises - La Femme
La femme sénégalaise est coquette et très séductrice. A l'image que nous renvoie souvent les médias occidentaux de la femme africaine et musulmane soumise, s'oppose la réalité de la condition de la femme sénégalaise. Certains aspects de cette réalité sont certes difficiles, mais si l'homme reste le chef de la famille, la femme sénégalaise jouit d'une indépendance et d'une autonomie plus grandes que dans la plupart des autres pays africains.

Cette autonomie se traduit par la présence de la femme à tous les stades de la vie économique : dans le domaine financier par le système des tontines, dans le domaine agricole par le travail des champs, dans le domaine commercial où les femmes sénégalaises ont le monopole du commerce des fruits et légumes.
Dans les villes, on peut voir des femmes sénégalaises accéder à des postes élevés comme député, ministre ou PDG...

La Tontine

La tontine correspond à un système d'épargne que l'on retrouve aujourd'hui sur tout le continent africain. Le mot vient de Tonti, banquier italien qui fonda ce système au XVIIe siècle. Ce système est géré presque exclusivement par les femmes au Sénégal et se pratique le plus souvent à un niveau local tel que le village. Selon la fréquence (tous les jours, une fois par semaine ou par mois), chaque mère de famille dépose une somme fixée à l'avance. L'argent récolté est attribué à tour de rôle à une ou plusieurs famille. Ce système permet de répartir plus justement les ressources du village et peut aider sur le moment des familles en difficulté.
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La femme mère

La femme sénégalaise est avant tout respectée en tant que mère. C'est elle qui transmet les valeurs essentielles à ses enfants. Et n'oubliez pas que la vie sénégalaise est avant tout collective : la famille sénégalaise ne se limite pas à "papa / maman / enfants" ! Bien souvent plusieurs membres de la famille vivent ensemble, ou au moins dans la maison d'à côté. L'éducation des enfants est donc également collective. Chaque mère se sent responsable de tous les enfants.

La femme épouse

Si les femmes se transmettent le savoir d'être mère, elles se transmettent également le savoir d'être femme. Par leurs vêtements, leurs bijoux, leurs façons de marcher, leur cuisine, elle savent séduire leur mari et le retenir. Elles utilisent aussi d'autres artifices, comme en imprégner leurs boubous de tchurai, encens à l'odeur sucrée et attirante...

La polygamie


La religion musulmane autorise, sans la privilégier, la polygamie. La polygamie est un régime matrimonial dans lequel un homme se marie avec plusieurs femmes en même temps. Le Coran a limité à quatre le nombre de femmes qu'un homme peut épouser. Cependant il a l'obligation de traiter de manière strictement égalitaire toutes ses épouses, que ce soit au niveau financier ou sentimental. Cette obligation limite de fait la polygamie. Par ailleurs, elle est de plus en plus dénoncée, essentiellement dans les villes. On estime à peu près à 12% le nombre de familles polygames, chiffre qui a tendance à diminuer.

L'excision

L'excision est un autre sujet de polémique. Beaucoup de femmes luttent contre l'excision des filles. Depuis l'interdiction de cette pratique au Sénégal, elle a pratiquement disparue en ville mais est encore très présente dans les villages. On dénombre environ 25% de femmes ou de jeunes filles excisées au Sénégal. L'excision est surtout pratiquée chez les Peul et les Toucouleur du Sénégal Oriental et du Fouta. Il faut préciser que, au contraire de la circoncision des hommes, qui est une obligation mentionnée dans le Coran, l'excision n'a aucune origine musulmane. C'est une pratique qui existait bien avant l'apparition de l'Islam.

(merci Ariane pour les liens ;))



# Posté le mercredi 29 juillet 2009 01:21

Changer de Pays

La décision est prise. Je change de pays. Je vais vivre au Sénégal.
Il faut que je commence du debut. Quand j'avais 20 ans, j'ai quitté la Sardegne pour venir habiter à Milan.
Ce qui m'a poussé à le faire, c'était fait de beaucoup de choses.
En Sardegne j'habitais dans une petite ville appélée Nuoro. C'est là-bas que j'avais tous mes amis, toute ma famille, tout mon entourage. Quand on a tout ça, on dirait que on n'aurait pas des raison pour le quitter.
Mais....
Mais quand on a vingt ans, on a besoin meme de savoir qu'est-ce qu'il y a dans le reste du monde. Surtout quand on habite dans une petite réalité où tu connais déjà tout et tu peux marcher dans la rue avec les yeux fermés.
Nuoro ne me donnait pas beaucoup d'opportunités de travailler, Nuoro me fesait rester avec les yeux fermés, je ne voyais rien, je ne connaissais rien de ce qui se passait dans le reste de l'Italie et tant pire, dans le reste du monde.

J'ai commencé à sentir la nécessité de sortir de l'Ile et d'aller connaitre l'exterieur. J'avais peur, c'est sure. Les grands changements dans la vie d'une personne, ne sont pas faciles à suivre. On préfère toujours continuer la vie de tous les jours parce que c'est plus facile de faire ce qu'on connait déjà, plutot de commencer une nouvelle vie pour découvrir si elle peut etre meilleure de l'autre.

Mais moi non, meme si j'avais peur, j'ai décidé que à la prémière occasion, j'aurais quitté l'ile.

Dans l'année 1994, j'ai connu un garçon. Il est surement la personne meilleure que j'ai connu dans ma vie. Nous sommes devenus amis, meilleurs amis. Après un an, on a décidé de se fiancer. Oui, l'amitié est grandie et elle est devenue un grand amour. Il habitait à Milan. Comme j'habitais à Nuoro, c'était trop dure pour moi avec la distance. Il revenait me voir chaques deux mois... mais pour moi il n'était pas suffisant. Quand j'aime quelqu'un, j'ai besoin de l'avoir à coté de moi pour toujours.

La quotidianité, dans une rélation d'amour, est très importante pour moi. Le fait de ne savoir jamais qu'est-ce qu'il se passait de l'autre coté de l'Italie me rendait folle.

Donc, à mon désire de quitter la Sardegne pour avoir une nouvelle vie, il s'est ajouté la raison de l'amour. J'ai parlé avec lui, je lui ai dit que je l'aimais plus que tout et que si on désirait un future ensemble, il fallait vivre dans la meme ville. Je ne pouvais pas le pousser à revenir à la Sardegne. Ce aurait été un pas en arrière pour lui qui avait commencé sa vie à Milan dépuis 1991.

La décision était prise. Dans le mois de septembre 1995 j'ai quitté la Sardegne pour suivre l'amour et le besoin de changer vie. Mes parents n'étaient pas d'accord, mais quand je veux quelque chose, je fais du tout pour l'avoir, meme aller contre la famille. C'est nécessaire. Je savais que mes parents avaient peur pour moi. Ils pensaient toujours que j'étais trop jeune pour prendre et partir toute seule comme ça.

En plus il pensaient que c'était un coup de foudre qui se serait éteigné très tot. Mais moi, j'étais très sure de mes sentiments et de mes raisons. Je voulais essayer à vivre une vie plus riche pour ce qui concernait beaucoup de choses: la culture, les voyages, les connaissances, l'amour, la découverte du monde.

J'avais peur aussi... mais il faut avoir du courage pour décidé de tourner page et d'essayer à recommencer une vie ailleurs. Et moi, j'ai un grand courage, c'est sure.

Après 15 ans de vie à Milan, dans lesquels j'ai eu beaucoup d'opportunités de travailler, de voyager, de voir le monde, de connaitre les gens plus différentes, d'étudier, de me spécialiser en informatique, d'apprendre beaucoup de choses sur les pays Africains, j'ai décidé de recommencer encore.

Oui, et j'ai choisi le Sénégal, le pays de la Teranga. Teranga est un mot qui peut être grossièrement traduit par "accueil", mais en réalité, exprime beaucoup de plus: l'accueil, l'attention, le respect, la gentillesse, la joie et le plaisir de recevoir un invité dans votre maison. L'étranger est accueilli à la maison, pour lui on fait de tout pour qu'il se sent chez lui, et pour lui les meilleurs plats sont cuisinés avec les meilleurs ingrédients.

La choix sur le Sénégal a été prise après y avoir pensé très attantivement. J'avais été au Kenya plusieurs fois dans les dernières années. J'avais pensé de m'installer au Kenya, il y a trois ans. MAIS, j'ai decouvert que le Kenya cachait des perils pour une europèenne. Oui, mais c'est pas le cas de l'expliquer ici.
Donc... dans le mois de décembre 2008, j'ai décidé de partir voir le Sénégal, pour comprendre s'il était différent et s'il pouvait etre dangereux pour moi d'y aller à vivre.

Dans le prémier instant je ne comprenais pas si Dakar pouvait etre la ville où j'aurais pu habiter... Tout marchait comme si je n'étais pas là. Le gens étaient toutes prises à faire leurs affaires... Moi, j'étais comme invisible.
Quand j'ai commencé à connaitre des gens, j'ai vu beaucoup de différences avec les gens du Kenya.
En plus j'ai vu que à Dakar il y a plus de sécurité pour les europèens que au Kenya.

Les amis que j'ai connu, m'ont dit que j'aurais eu meme l'occasion de travailler et de vivre tranquillement pour le restant de ma vie...

Quand je suis revenue en Italie, j'ai commencé à chercher un travail là-bas. Les reponses à mes demandes de boulot, ont commencé à arriver. J'ai eu des rendez-vous de travail qui n'ont pas amené à un boulot, mais il a été important de commencer à chercher. Le fait de chercher d'ici n'est pas facile... J'ai commencé à penser d'aller m'installer à Dakar meme si je n'ai pas encore un travail. Et de le chercher directement sur place.
Pour arriver à cette décision, je dois admettre que j'ai meme écouté le coeur. Oui, pour les grands changements de ma vie, j'ai toujours donné une part très important à ce que mon coeur désirait.

Dans ces mois, à partir du mois de Janvier 2009, j'ai commencé à connaitre un homme qui semble etre merveilleux et dit de m'aimer à la folie.

Je connais beaucoup de choses sur les hommes sénégalais et les "toubab" (europèennes). Je sais qu'il y en a beaucoup qui essaient à marier une toubab seulement pour l'argent ou pour essayer à venir ici en Europe.
J'espère que ce n'est pas mon cas. En plus, c'est moi qui va vivre là-bas, pas lui qui viendra vivre ici.

Je lui ai expliqué que je n'ai pas d'argent, que je voulais aller m'installer là-bas et que si la raison de tout l'amour qu'il disait d'éprouver, c'était d'avoir des privilèges pour de l'argent qui n'existe pas, il tombait mal.

Donc, je parts pour le Sénégal sans argent, sans boulot, sans avoir une maison là-bas, pour récommencer une vie petit à petit. Dans le mois d'aout 2009 je serai là pour trois semaines pour chercher une maison. J'ai déjà envoyé avec un container toutes mes choses. Quand je trouverais une maison, je vais la remplir avec tout ce que j'ai, qui c'est petit... et en plus je devrais acheter les meubles pour la chambre, pour la cuisine, pour toute la maison. Je pense que je vais me fatiguer, mais c'est nécessaire pour mon futur heureux. Je suis meme sure que je vais m'amuser beaucoup et il sera le debut de tout.

J'aurais deux rendez-vous de travail dans le mois d'aout. J'espère que les agences vont m'aimer immédiatement et décident de me donner un job. Comme ça ma mère et mon père, ils vont etre plus tranquils. Ils ont la meme peur qu'ils avaient dans l'année 1995, quand j'ai quitté la Sardegne pour venir ici à Milain.

Je les comprends, mais comme dans le passé, meme maintenant j'ai besoin de changer ma vie. Je mettrai toutes mes forces dans ce projet.
Et pour moi, vouloir c'est pouvoir.
Changer de Pays

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 03:40

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 04:05